Infographie : l’insuffisance des APL étudiantes

Lorsqu’ils quittent le domicile familial, les jeunes louent la plupart du temps un appartement, seul ou alors en colocation. Dans tous les cas, ils doivent payer un loyer, et c’est ce qui peut, pour beaucoup de jeunes poser problème. Bon nombre d’étudiants choisissent donc de travailler en même temps que leurs études.

En France, il existe des aides au logement pour tenter de réduire le poids du loyer dans le budget des étudiants. Cependant, les chiffres et l’infographie que nous avons réalisé que ces aides, et en particulier les APL (Aides Personnalisées au Logement), dont tous les étudiants français peuvent bénéficier, ne sont pas suffisantes dans tous les cas. Même si beaucoup de jeunes bénéficiant des APL révèlent qu’ils ne pourraient pas vivre sans, le système reste à parfaire : cette infographie vous montre donc les limites des aides étudiantes.

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Source des chiffres : UNEF – Syndicat étudiant

Quels sont les résultats ?

Les chiffres présentent donc une situation assez médiocre. En effet, les loyers des logements étudiants restent toujours élevés, surtout à Paris. De plus, malgré ces aides, le logement représente toujours 50% du budget des étudiants en moyenne. On peut noter également que les APL sont chaque années revues à la baisse ou à la hausse en fonction du taux d’inflation. Cependant, l’étude de l’UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) a montré que ce que l’on pourrait appeler  » l’inflation étudiante « , c’est à dire la hausse des dépenses des étudiants est supérieure à l’inflation (entre 2014 et 2015, respectivement 2% et 0,5%). Ainsi, chaque année, les étudiants ont proportionnellement moins d’aides au logement. Si pour certains, cela ne va pas changer leur mode de vie, pour les étudiants plus modestes, comme les boursiers ou les étudiants modestes mais ne pouvant cependant pas avoir accès à une bourse, cela va avoir un impact important. Les derniers chiffres de l’infographie montrent bien qu’il reste encore en France un grand nombre d’étudiants qui vivent dans des conditions de logement encore très modestes.

Les APL sont donc nécessaires et utiles, mais restent encore perfectibles : l’UNEF propose donc par exemple d’exempter les étudiants de la taxe d’habitation ou également de mieux appliquer la loi d’encadrement des loyers pour permettre aux étudiants de conserver leur pouvoir d’achat concernant le parc locatif privé.

Le syndicat revendique également l’atteinte de l’objectif de construction de 40 000 logements étudiants.

Notons également que la volonté de l’Etat de réduire les dépenses concernant les aides au logement telles que les APL ne risque pas d’améliorer la situation pour le moment ..

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